Produits de consommation, alimentation et confort de vie

Besoins, demandes, offres et pouvoir d’achat déterminent des sociétés à plusieurs vitesses

dimanche 25 mai 2008
par Bialis Team
L’alimentation et la consommation du 21e siècle connaissent des évolutions sans précédant qui d’une décennie à l’autre changent éducation, attitudes et habitudes. Il y a encore de grandes disparités entre les consommations des pays développés et celles des pays moins développés. Mondialisation et surconsommation vont de paire, avec d’un coté un impact remarquable sur l’environnement et de l’autre une indifférence aux plus démunis proches ou lointains. Orienter nos consommations en gardant la perspective d’un développement durable de nos sociétés et économies constitue un enjeu majeur pour une croissance réussie.

Aujourd’hui, nous disposons d’une très grande variété de produits de qualité et cela quelle que soit la saison. Alimentation, logements, santé, transports, éducation, loisirs, plaisirs sont les principaux vecteurs de nos consommations de ménage. Les produits chers d’hier sont désormais abordable, évoluent rapidement techniquement, et viennent à nous toujours au meilleur prix.

La consommation demeure sujet de discussion et tensions concernant la raréfaction de certaines matières premières, les impacts sur l’environnement, les déséquilibres sociaux et la croissance du nombre de consommateurs à l’échelle planétaire.

Il n’en demeure pas moins qu’une certaine qualité de vie est désormais accessible au plus grand nombre.

 

Aspects positifs

-Coté alimentation sont désormais accessibles cuisine locale, haute cuisine, cuisine exotique, expérimentale, bio ou encore végétarienne. Les personnes allergiques contre le gluten, le lait ou encore les noix peuvent trouver des produits adaptés à leurs besoins alors que les plus gourmands peuvent se faire plaisir dans les magasins et les restaurants spécialisés. Le marché de la nourriture ne laisse aucun besoin ou désir sans réponse.

- Toujours dans le domaine de l’alimentation, le prêt à consommer est au plus fort. Les plats précuits, les aliments préparés et la restauration rapide se sont beaucoup développés. Pratiques et simple à l’usage ils permettent un gain de temps apprécié par les consommateurs pressés.

- De plus en plus de consommateurs aspirent à une consommation raisonnable, respectueuse de l’environnement et de la personne humaine. Des systèmes de labelisation des produits ont été mis en place pour assurer l’authenticité, la certification ou la qualité. C’est ainsi que se sont développés notamments les labels bio et le commerce équitable

Des aliments issus de l’agriculture biologique et du commerce équitable arrivent sur le marché et nous offrent la possibilité de changer notre mode de consommation. Plusieurs associations pionnières et sociétés se sont engagées dans le mouvement mondial du commerce équitable comme par exemple Alter Eco, Artisans du Monde, Oxfam et Andines.

- L’empreinte écologique lié a la fabrication et à la distribution d’un produit est désormais mesurable et constitue un argument marketing à prendre en compte par le consommateur et non négligé par les producteurs : de grands groupes, notamment automobile, lancent leur signatures écologique. Ainsi selon les signatures écologiques : Les usines de fabrication sont certifiées (ex : ISO 14001), les émissions de CO2 sont plafonnées (ex : <150 g/km), le produit final est presque entièrement recyclable (>95%), fabriqué à partir de produits recyclés, compatible avec des biocarburants, etc.

 

Aspects négatifs

- Il existe un fort déséquilibre de consommation à l’échelle mondiale : la surconsommation dans les pays riches s’oppose aux besoins essentiels insatisfaits dans les pays pauvres.

- Le revers des prix abordables des produits de consommation issu des pays en voie de développement est frappant : des petit producteurs travaillent sous des conditions souvent indignes, peu sécurisées et sont à peine rémunérés par des sommes dérisoires pour leur travail. Travail des enfants, exclavagisme, salaires bas, non-respect des mesures de sécurité et d’hygiène au travail sont encore couramment pratiqués faute de moyen ou de volonté de contrôle.

- La délocalisation des entreprises dans des pays où les coûts de production sont moins élevés entraîne des dérèglements sociaux dont le chômage ainsi que la perte du savoir faire local.

- Le transport des produits du lieu de production au lieu de consommation a des conséquences en terme de pollution et d’émission de gaz à effet de serre. Trop souvent l’impact écologique n’est pas pris en compte. La consommation de produits régionaux annulerait cette empreinte écologique qui peut et devrait systématiquement être calculée pour le transport de produits de consommation.

- Dans certains cas, trop nombreux encore, les conditions de production (industrialisation de l’agriculture, élevage des animaux) ont des conséquences négatives pour l’environnement : atteinte à la biodiversité, pollution du sol, de l’eau et de l’air. Toutes les nations n’ont pas les même exigences écologiques et sanitaires auprès des entreprises. Le respect et l’application des normes demeurent difficile à contrôler.

-Les labels se développent et se multiplient mais les consommateurs disposent de peu d’information et de repères car ces derniers peuvent être propre aux entreprises, nationaux ou internationaux. Ainsi par exemple il n’existe pas de label officiel du commerce équitable. Depuis 2002, plusieurs organisations privées ont lancé un label international commun afin d’augmenter la visibilité pour le consommateur (Fair Trade Labelling Organizations International).

 

Contraintes

- Localisation géographique, conditions de vie et pouvoir d’achat du citoyen déterminent ses besoins et demandes de consommation.

- Selon la société dans laquelle nous évoluons l’offre se fait plus ou moins large et accessible. Le couple société et style de vie conditionnent nos choix de consommation.

 

Axes de réflexion

- Un changement individuel des habitudes de consommation et d’achat aura un effet positif pour tous. La politique se fait aussi au travers du chariot et la devise "penser global, agir local" est réalisable par chacun.

Pour un monde plus juste où les producteurs des différents pays sont rémunérés correctement et où en aucune façon l’environnement n’est sacrifié pour la productivité, il faut commencer par sensibiliser et responsabiliser les différents acteurs : consommateurs et entreprises productrices, les multinationales étant les premières concernées.

- Compétitivité entres produits bio, régionaux, commerce équitable et produits conventionnels ?

- Peut t’on mondialiser l’agriculture biologique et quels en seraient les intêrets ?

- Comment valoriser mieux les produits des entreprises engagées pour le développement durable et faire en sorte que pour tous cela devienne une démarche volontaire et prioritaire ?

 

Perspectives

- Une consommation plus raisonnable, adaptée à nos besoins réels, respectueuse de l’environnement et des interêts des générations futures.

- L’extension du commerce équitable pour un respect de la personne humaine et de la main-œuvre productrice.

- Une agriculture qui tient compte de l’environnement (conventionnel, raisonnable, bio ?)

- Un engagement plus fort des citoyens du monde en commencant chez soi.

 

Références

 

 


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