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Sciences
Moteur du progrès, une vue organisée des connaissances du monde
jeudi 3 juillet 2008
par Bialis Team
Biologie, chimie, mathématiques, physique, préciser le périmètre exact de chaque discipline scientifique est difficile car dépendances et sous disciplines sont nombreuses et leurs thématiques se chevauchent. Approches pluridisciplinaires pour l’éducation et la recherche seront certainement favorables au développement des différents domaines scientifiques.

"La science est le résultat de l’enchaînement logique des idées et des actions surgies à travers l’histoire de l’homme, le menant vers la découverte progressive des structures qui composent la matière vivante et la matière en apparence inerte, c’est à dire l’univers biologique et l’univers physique en tant que systèmes" - Nicolas Schöffer.

 

"La contribution des sciences à l’élaboration de solutions aux différentes problématiques doit en permanence être valorisée. Les sciences demeurent les garant du progrès et de la prospérité pour tous"- (Sciences for our Future :,).

 

Aristote (384-322 avant Jésus-Christ) est parmi les premiers à s’interroger sur la division de la Science en domaines alors que Kant souligne le dualisme épistémologique entre sciences naturelles et sciences humaines.
On pourra les distinguer selon l’approche, le but recherché, la méthode employé ou encore l’objet : les sciences logico-formelles des sciences empiriques (sciences de la natures, sciences humaines et sciences sociales), les sciences appliquées des science fondamentales, sciences nomothétiques et sciences idiographiques, sciences expérimentales, sciences d’observation et sciences spéculatives.

La subdivision classique sciences naturelles, sociales et lettres s’est considérablement élargie avec de nombreux nouveaux domaines scientifiques comme par exemple les mathématiques, la logique, l’informatique, la physique, la chimie, la biologie, l’astronomie, l’agronomie, l’économie, la médecine, l’anthropologie, les sciences de la terre, la psychologie ou encore la sociologie.
La subdivision de chaque domaines scientifique se poursuit avec une tendance générale à la spécialisation.

Quelle que soit la discipline, la science renvoie toujours à l’acquisition de connaissances par des recherches méthodiques et leurs transmission par l’enseignement.

Les activités scientifiques dont la recherche fondamentale et appliqué sont réalisées dans les universités, les instituts de recherche ou les entreprises et demeurent à l’origine des technologies développées et actuellement disponibles sur les marchés.

 

Aspects positifs

- Une activité scientifique en dehors des instituts de recherche est ouverte à tout le monde : Deposer une hypothèse, la tester, décrire les observations, comprendre, rassembler les informations sur un sujet, comparer les études - tout le monde a pu adopter une attitude scientifique plus qu’une fois dans sa vie .
Pour ceux qui cherchent à en savoir plus, les universités offrent en permanance la possibilité au grand public de participer aux cours magistraux.

- Les sciences sont un moteur important d’innovation favorable à l’économie et à la satisfaction du confort de vie. De ce fait, on considère les sciences aussi comme un facteur de compétition pour renforcer la place économique d’une ville, région etc. Il a été montré que chaque euro investi pour les sciences et l’éducation permet d’accroitre la demande et le nombre d’étudiants, favorise l’économie et attire les investisseurs privés. Lorque des branches économiques entières s’écroulent (ex : fermeture des installations d’une grande entreprise), les sciences permettent l’accès à de nouvelles perspectives et une potentielle relance.

- Les grandes découvertes ont considérablement amélioré notre espérance de vie et notre capacité à répondre aux problèmes de santé. La lutte contre les maladies conduit à la production de nombreux médicaments. La forte compétition entre institutions de recherche, universités et entreprises ainsi que les collaborations qui en découlent accélèrent le progrès scientifique.

- Les réseaux et congrès internationaux de recherche ainsi que les publications des chercheurs favorisent échange rapide de l’information et progrès.

- Le problème de la justification éthique de la recherche est notamment posé par la découverte du potentiel des cellules souches et des organismes génétiquement modifiés. Quel est l’impact des avancées scientifiques sur la société ? Quels sont leurs bénéfices et leurs risques ? Jusqu’ou voulons nous aller ? Progrès scientifiques et nouvelles technologies soulèvent des questions éthiques qui ont conduit la Commission Européenne à mettre en place un groupe indépendant et neutre d’Ethique des Sciences et des Nouvelles Technologies (Groupe Européen d’Ethique GEE) pour adresser ces questions et élaborer des propositions de législation.

 

Aspects négatifs

- La mauvaise utilisation des sciences reste un risque constant. On pense au développement des armes de destruction massive (ABC : atomique, biologique, chimique) qui ont pu trouver des marchés qui ne vont certainement pas dans le sens du développement humain.

- Les exemples indiquant des tentatives d’influences volontaires afin que certains résultats scientifique soit masqués, modifiés ou falsifiés ne manquent pas.

- Les scientifiques ne trouvent pas toujours d’écoute. Ils ont par exemple toujours dénonçés le risque que représentait les émission de gaz a effet de serre pour le climat et l’environnement . En réponse consommation, sur consommation, profits et bénéfices financiers ont trouvés meilleure écoute.

-La perception du public a changée. Les phénomènes naturels ou provoqués par l’homme sont connus, étudiés et discutés par les scientifiques depuis longtemps.
Avec Marie Curie, Albert Einstein ou Gallileo Gallilei, nous pensons immédiatement à ces grands scientifiques qui ont menés leurs recherches dans les grands académies ou universités. Encore aujourd’hui, leurs découvertes cueillent de fortes reconnaissances. Cependant, sciences et scientifiques de notre époque sont perçus par le public comme distants des réalités quotidiennes et financières. La science ne représente t’elle qu’un gouffre pour les recettes fiscales ? Les différentes sciences ont elles bien toute l’attention des bénéficiaires, suscitent t’elles en nombre de nouvelles vocations ? Le manque de vulgarisation et d’échange entre scientifiques et société compromettent l’image de la recherche que l’on a parfois du mal à les rapprocher des réalités quotidiennes. Il en résulte une perte d’efficacité dans les prises de mesures politiques et un manque de valorisation des résultats scientifiques.

-Le manque du personnel spécialisé en sciences et nouvelles technologies. L’activité scientifique professionnelle demande une éducation supérieure souvent longue conduisant généralement à un doctorat. Dans les 30 états industrialisés les plus importantes, en moyenne seulement 25% d’étudiants s’inscrivent dans des filières scientifiques ou d’ingénieur. Ce pourcentage est plus élévé en France (28%), en Finlande (32%) et en Allemagne (33%) et plus bas aux Etats-Unis (17%) et aux Pays Bas (18%) (source : OECD). Cela suggère que les moyens pour l’éducation scolaire et parentale sont insuffisant pour intéresser les élèves aux sciences.

Dans certains domaines, l’accès aux publications les plus récentes demeure payant ce qui n’est pas favorable à la propagation de l’information scientifique au plus grand nombre.

 

Contraintes

- La contrainte du temps est forte en sciences : La premiere priorité de la recherche scientifique n’est pas forcément et même rarement le débouché d’application immédiate.Temps et énergies sont investis dans des travaux de recherches et d’expérimentation souvent long et fastidieux avant de parvenir à une découverte. La période entre découverte et la réalisation d’une application succeptible de trouver un marché peut être également longue.

- Le progrès scientifique trouve difficilement ses financements étant donné les budgets nécessaires et la difficulter à garantir des résultats.

- La qualification en science est longue et peu attractive pour une société toujours plus pressée.Le manque d’étudiants et de personnel qualifié est certainement une forte contrainte pour l’économie et pour la recherche publique. Il faut compter un minimum de 8 ans pour parvenir à un doctorat en fin de cycle détudes.

- Les découvertes souvent protégées par des brevets généralement privé sont rarement gratuites à l’exploitation. Cela relance en continu les questions d’estimation de ce qui du domaine de l’intérêt public ainsi que de l’évaluation des risques et bénefices associés au fait de breveter.

 

Axes de réflexion

- Quelle place pour les sciences dans notre société ? Il faut renforcer les liens entre les sciences, l’économie, la politique et la population ce qui passe par davantage de vulgarisation scientifique (mot clé : public understanding of science).
Quelle communication efficace entre scientifiques et public ? Comment les différents acteurs (villes/régions/entreprises) s’engagent et quelles initiatives novatrices existent pour mieux ancrer les sciences dans notre société ?

- Comment enthousiasmer les enfants pour les sciences ? Les centres scientifique sont ils la seule voie explorée ? Enseigner une science et conduire des recherches scientifiques demandent d’avoir développé une certaine multidisciplinarité ! Les universités forment des expertssouvent très spécialisés et trop rarement avec une double ou une triple compétence qui correspond pourtant à l’attente des marchés publics et privés . La collaboration et la communication entre les disciplines est souvent insuffisante (exemple : Combinaison de la communication, l’informatique, la physique, les mathématiques et la biologie pour créer des domaines de la bioinformatique). Quelle approche pluridisciplinaire pourrait être favorisée par l’éducation scolaire ?

- Aujourd’hui, quelle relation entre les sciences et la religion ?

- La relation entre politique et sciences ? Pour élaborer les lois et permettre aux politiques de mieux évaluer des risques, les conseils scientifiques d’experts sont nécessaires. Ainsi par exemple on pourra suivre les travaux du Groupe Européen d’Ethique GEE, de l’Authorité Européenne de la Sécurité Alimentaire EFSA, ou encre du Grenelle de l’environnement en France.

- Quelle grandes contributions les sciences et projets scientifiques apporteront ils demain dans le sens du développement durable ?

 

Perspectives

- L’information scientifique est une information objective, compétente et neutre.
Une plus forte disponibilité de cette information scientifique dont les sources originales sont référencées pourrait contribuer à réduire la méfiance et la peur des nouvelles technologies. L’amélioration de la communication des avancées scientifiques vers la société pourra permettre d’accroitre :

  • l’écoute, l’acceptation et l’intérêt pour les sciences
  • la disposition des partenaires scientifiques et non-scientifiques à collaborer et génerer des effets de synergie.
  • les sources de financement pour l’enseignement et la recherche

- La multiplication des canaux de communication.

 

 


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